La transparence des comptes de Data for Good

Photo de Scott Rodgerson

Aux débuts de Data for Good, l’association fonctionnait pratiquement sans argent. Les seules dépenses étaient l’abonnement annuel à Meetup pour gérer nos événements, la licence Strikingly pour le site et notre nom de domaine. Les salles nous étaient toujours prêtées gratuitement par des entreprises qui croyaient en notre mission (et en profitaient pour rencontrer de potentielles futures recrues 😀). C’est d’ailleurs toujours le cas.

En grossissant, nous sommes rester frugaux et nous ne dépensons que quelques centaines d’euros par an. Nous n’avons pas d’employé et la plupart de cette somme part donc dans les viennoiseries que nous offrons lors des lancements de saison, ou dans les bières et les cacahuètes partagées lors des demo day. Les volontaires s’investissent tellement sur les projets que la moindre des choses est de leur remplir l’estomac.

Traditionnellement, ces frais étaient payés par les membres de l’équipe d’organisation et à de nombreuses occasions remboursés par Bayes Impact, notre grand frère qui nous a toujours soutenu.

L’année dernière nous avons changé de modèle : nous utilisons maintenant Open Collective pour récolter des dons. Les volontaires donnent de l’argent en ligne, et n’importe qui peut avancer une dépense et se faire ensuite rembourser via la plateforme. Les frais sont un peu élevé (5% pour les dons et des frais PayPal pour les remboursements) mais cela nous permet d’éviter les banques et de soutenir un acteur qui partage nos valeurs (leur code est open source). De plus, les donateurs peuvent faire des dons récurrents, ce qui nous permet de nous projeter avec un budget estimatif.

Mais surtout, la meilleure fonctionnalité d’Open Collective est que toutes les transactions sont transparentes. N’importe qui peut savoir d’où vient l’argent et comment il est dépensé. Ce modèle devrait être la norme pour toutes les associations recevant des dons du public : une complète transparence sur la manière dont est dépensé l’argent récolté, transaction par transaction, y compris les salaires.

Pour aller encore plus loin, cela pourrait également être le modèle de la fonction publique : une complète transparence sur la manière dont est dépensé l’argent récolté, transaction par transaction, y compris les salaires. Car l’administration n’est-elle pas finalement une association recevant des « dons » du public qui aurait réussi ?